Magali Dubois

Il n’y a plus de doute, l’activité physique fait réellement partie du parcours de soins des patients atteints de cancer et est maintenant reconnue comme un traitement non médicamenteux indispensable lors de la maladie quand on sait qu’elle peut entraîner une diminution de 30% de la fatigue, un maintien de la condition physique et de la composition corporelle, une diminution de l’anxiété, etc. une amélioration considérable de la qualité de vie en somme ! On ne se rend pas toujours compte des conséquences que peuvent avoir nos comportements sédentaires sur notre santé, alors qu’ils pèsent leur poids dans la balance bénéfices/risques.

Néanmoins, il n’est pas toujours simple de maintenir une activité physique régulière pendant les traitements (soit 30min d’une activité d’endurance comme la marche, 5 fois par semaine, à une intensité modérée et du renforcement musculaire 2 fois par semaine, selon l’OMS) et les efforts à fournir peuvent être considérables lorsque fatigue, effets secondaires et manque de motivation se font ressentir.

Pour cela, j’incite toujours les patients à entraîner amis et famille dans leurs activités, à se fixer des petits défis à la journée, choisir une activité plaisante ou encore mettre un peu de musique pour s’entraîner ! D’autres conseils comme se lever régulièrement, continuer ses activités du quotidien autant que possible (faire le ménage, les courses, privilégier les escaliers et les déplacements actifs) sont aussi importants. Gardons en tête que 5 minutes, c’est toujours mieux que 0 ! 

Des enseignants en Activité physique Adaptée (APA) sont là pour accompagner et motiver les patients dans cette démarche. Au préalable, il faudra penser à demander à son médecin un certificat de non contre-indication à la pratique de l’Activité Physique Adaptée ou une prescription d’APA qui permettra de pratiquer dans des structures adaptées aux besoins de chacun.